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Haida Gwaii à vélo Écrit par Dave Lisle

Haida Gwaii à vélo Écrit par Dave Lisle

Enveloppé de brume, l’archipel canadien de Haida Gwaii, au large de la côte nord-ouest de la Colombie Britannique, est un lieu de choix pour rouler à vélo. Loin des foules, on y trouve  silence et tranquillité. Les insulaires sont très amicaux. L’endroit, bordé par l’océan, est d’une beauté saisissante.

L’archipel se trouve à 100 kilomètres du continent, entouré d’océan peu profond et rugueux. Traditionnellement les Haïdas y naviguaient dans des pirogues, taillées dans les cèdres rouges monumentaux typiques du climat tempéré humide et des riches sols volcaniques. Si vous souhaitez explorer pleinement les îles, vous devez vous mettre à l’eau. Cela dit, un vélo offre un accès facile à plusieurs lieux magiques et un rythme similaire à la sérénité des îles.

Voyager à vélo encourage également les interactions avec les locaux, ce qui pour moi était vraiment le summum de Haida Gwaii. Les gens sont bien conscients de leur interdépendance en tant que communauté insulaire et semblent faire tout leur possible pour honorer ce fait. En bref, tout le monde est très amical et les étrangers se sentent les bienvenus.

Le trajet cycliste standard de Haida Gwaii se limite aux 120 kilomètres de routes pavées sur l’île et ce, uniquement sur l’île Graham. Il existe aussi un vaste réseau de chemins forestiers en gravier qui, bien que non dénués de beauté, traversent des endroits où les arbres ont été arrachés sans pitié.

(La route vers Rennell Sound)

La plupart des cyclistes restent moins d’une semaine à Haida Gwaii, voyagent léger et séjournent dans des gîtes. Le traversier de nuit de Prince Rupert à Skidegate, au sud-est de l’île Graham, permet de se rendre à Masset, à 120 km au nord de l’île, le soir même. Quelques jours en direction sud sur les 120 kilomètres pavés vous ramèneront au traversier. (Ceux qui sont vraiment pressés vont ou viennent à Sandspit ou à Masset.)

(Agate Beach)

Mais si vous suivez un tel itinéraire, vous quitterez les îles avant que leurs merveilles ne perlent sur votre peau. Et vous passerez à côté d’expériences merveilleuses de camping.

Rennel Sound
(Regardant au nord de Masset par l’entrée de Dixon)
(North Beach - Tow Hill en arrière plan)
(Le coucher de soleil sur Rennell Sound)
(Les débris qui s’installent sur la côte de Rennell Sound font de Bonanza Beach un véritable plaisir pour les amateurs de plage.)
(Vix sur le chemin de service forestier de Rennell Sound)
(Cuisson de riz sur la plage - bois flottant comme combustible)
Rennell Sound
(La montée de Rennell Sound - un travail difficile si tôt dans la saison)
(Un bassin sombre près de Port Clements Mainline)
(Une journée ensoleillée à Misty Meadows, Tlell)
(Agate Beach)
Tow Hill Road
Delkatla Wildlife Sanctuary, Masset
(Une pirogue haïda sur Agate Beach - Tow Hill se cache dans la brume en arrière-plan.)
Rennell Sound
Tow Hill Road

Vix et moi avons passé six semaines à Haida Gwaii ce printemps et sommes arrivés à bord du traversier de nuit en provenance de Prince Rupert par un matin froid d’avril. La partie supérieure de la « Belle au Bois Dormant » (Sleeping Beauty), la montagne dominant l’horizon ouest au-dessus de la ville de Queen Charlotte, était toujours recouverte de neige, teintée de rose en ce matin glacial. Nous avons passé la matinée à boire du café, séduits par la charmante ville endormie.

(120 tonnes de vieux cèdres traversent une coupe à blanc près de Juskutla)

Les conditions étant bonnes, nous avons donc fait un tour à l’épicerie et pris les longs chemins forestiers pour Rennell Sound, le seul endroit de la côte ouest de l’île accessible par la route. Le terrain de camping, niché au bas d’une terrible pente – les angles du dernier kilomètre à 25º – était désert, à l’exception de quelques caravanes vides. Avec le vent qui soufflait violemment sur l’océan Pacifique, on se sentait complètement seul dans ce lieu sauvage. À seulement 45 kilomètres de « Charlotte », nous avions trouvé le bout de la terre. En peu de temps, une paix profonde nous a submergés; un calme qui nous avait échappé pendant les mois d’hiver que nous avions passés à vivre au bord d’une route très passante sur l’île de Vancouver.

La pluie est arrivée assez tôt et quelques jours plus tard, nous sommes rentrés à Charlotte, recouverts de boue et dans un nouvel état mental, l’état des îles. Au cours des semaines qui ont suivi, nous avons parcouru environ 1200 kilomètres autour des îles Graham et Moresby, rencontré un groupe remarquable de locaux et profité de la nature de Haida Gwaii. Pendant notre périple, nous avons découvert sa culture unique, sa politique épineuse et sa biologie particulière. Nous avons campé dans les bois et dans une foule d’endroits magnifiques en bord de mer; plongé dans la forêt recouverte de lichens, où épinettes, pruches et cèdres touchaient quasiment le ciel, effaçant le soleil; regardé baleines à bosse et baleines grises.  Nous nous sommes rapprochés d’énormes ours noirs et avons été témoins des migrations de grues du Canada, de cygnes trompettes, d’oies à front blanc et de nombreuses autres espèces d’oiseaux qui se succèdent à Masset lors de leur migration printanière dans le nord.

Le vent soufflait, la pluie tombait et parfois le soleil brillait. L’île nous a jeté un sort – nous imprégnant complètement de sa magie. C’était facile d’y succomber.


(Dave et Vix sur Agate Beach)

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